SGPI

Guide de Sécurité Opérationnelle

Sécurité Opérationnelle (OPSEC) : indispensable dans le cadre SGPI

0. PRÉAMBULE SGPI

Objectif du guide

Ce guide n’est pas un simple recueil de conseils de prudence élémentaire ; il constitue le protocole opérationnel de sécurité impératif pour tout membre de la SGPI. Il a pour vocation de réduire drastiquement l’exposition aux vecteurs de menace auxquels vous êtes confrontés lors de vos activités de navigation, de téléchargement, de test ou d’exploration de ressources au sein d'environnements non contrôlés.

Dans l'écosystème de la SGPI, la curiosité technique est une force, mais sans une méthodologie de protection rigoureuse, elle devient une vulnérabilité critique. Ce document définit les procédures de réduction de la surface d'attaque nécessaires pour opérer avec discernement là où la confiance est absente par défaut.

Il vise à protéger :

La sécurité au sein de notre structure est une responsabilité partagée. Tout manquement individuel fragilise l’édifice collectif. Ce guide protège trois échelons vitaux :

Ce guide n’élimine pas le risque.

L'illusion de la sécurité totale est une faute technique. En informatique, le risque zéro n'existe pas. Ce guide est un outil de gestion du risque résiduel qui repose sur trois piliers doctrinaux :

  1. Le comprendre : Identifier les menaces (malwares, ingénierie sociale, fuites de métadonnées) pour ne jamais être pris au dépourvu.
  2. Le contenir : Appliquer des principes de compartimentation et d'isolation (VM, bacs à sable, réseaux distincts) pour limiter l'impact d'un compromis.
  3. L’assumer correctement : Prendre des décisions éclairées. Agir en connaissance de cause signifie accepter que chaque action comporte une part d'incertitude, et s'assurer que cette part ne mette jamais en péril les intérêts supérieurs de la SGPI.
↑ Retour au sommaire

1. DOCTRINE DE SÉCURITÉ SGPI

Principe fondamental

Au sein de la SGPI, la neutralité n'existe pas : tout ce qui n’est pas explicitement fiable est considéré comme hostile. La confiance n'est pas un sentiment, c'est une preuve technique qui doit être renouvelée à chaque interaction. Par défaut, nous opérons dans un état de méfiance systémique envers tout élément externe à notre périmètre de contrôle.

Cette hostilité latente inclut, sans s'y limiter :

Hypothèses de départ (non négociables)

La doctrine SGPI repose sur l'acceptation de réalités techniques souvent ignorées par le grand public. Ces axiomes ne sont pas sujets à débat :

Conséquence directe

L'application stricte de cette doctrine impose une hiérarchie des valeurs immuable. La sécurité précède toujours :

  1. Le confort : Nous acceptons la lourdeur des protocoles (double authentification, isolation, machines virtuelles) car l'ergonomie ne doit jamais se payer au prix de l'intégrité.
  2. La rapidité : Prendre le temps d'analyser une ressource est plus rentable que de devoir gérer une remédiation après incident. L'urgence est une erreur stratégique.
  3. La curiosité : L'envie d'explorer ne justifie jamais une prise de risque inconsidérée. La découverte doit se faire dans un cadre maîtrisé ou ne pas se faire du tout.
↑ Retour au sommaire

2. SÉPARATION DES ENVIRONNEMENTS (PILIER CENTRAL)

Principe SGPI

La compromission est souvent la conséquence d'une porosité entre la sphère privée et la sphère d'exploration. Le dogme est absolu : aucune activité à risque ne doit avoir lieu sur un environnement de confiance. L'étanchéité entre vos données sensibles et vos manipulations techniques doit être physique ou logicielle, mais elle ne doit souffrir d'aucune exception. Un seul clic hors cadre suffit à invalider des mois de prudence.

Environnements identifiés

Pour opérer avec clarté, vous devez segmenter votre espace numérique en deux zones distinctes et hermétiques :

Environnements autorisés pour activités à risque

L'isolation repose sur l'utilisation de technologies de compartimentation. Seuls ces vecteurs sont tolérés pour l'exploration :

Environnements strictement interdits

L'utilisation de ces environnements pour des activités de recherche ou de test est considérée comme une faute d'OPSEC majeure :

Règle clé

La validité de votre dispositif se mesure à sa capacité de destruction. Si tu ne peux pas jeter l’environnement sans regret, il est mal utilisé. Tout environnement d'exploration doit être considéré comme du consommable : il doit pouvoir être formaté, supprimé ou réinitialisé en quelques secondes sans qu'aucune donnée de valeur ne soit perdue.

↑ Retour au sommaire

3. IDENTITÉ NUMÉRIQUE & OPSEC PERSONNEL

Identité = surface d’attaque

Dans l'espace numérique, votre identité n'est pas un concept abstrait ; c'est une empreinte technique exploitable. Chaque adresse email, chaque pseudonyme, chaque cookie persistant ou jeton d'authentification (login) constitue un point de corrélation potentiel. L'accumulation de ces métadonnées permet à un adversaire de pratiquer le doxing ou le profiling, transformant des fragments d'informations isolés en un vecteur d'attaque ciblé.

Règles SGPI

La gestion de l'identité doit répondre à une logique de compartimentation stricte pour rendre toute corrélation impossible.

Interdictions absolues

Certains services sont conçus pour centraliser et tracer vos activités. Leur usage dans un cadre à risque est proscrit :

Erreurs fréquentes

La compromission est rarement le fruit d'une attaque complexe, elle vient de la négligence :

➡️ Une identité compromise est brûlée définitivement.

Si une corrélation est établie ou si un compte est suspecté d'être surveillé, il doit être abandonné instantanément. On ne cherche pas à récupérer une identité souillée ; on la détruit et on en génère une nouvelle, sans aucun lien avec la précédente.

↑ Retour au sommaire

4. NAVIGATEURS : CONFIGURATION SGPI

Choix du navigateur

Le navigateur est votre fenêtre sur l'extérieur, mais c'est aussi le principal vecteur de fuite de métadonnées. L'usage de navigateurs propriétaires (Chrome, Edge, Safari) est proscrit pour toute activité de recherche, car ils intègrent nativement des fonctions de télémétrie impossibles à désactiver totalement.

Paramètres critiques

Une configuration par défaut est une configuration vulnérable. Les modifications suivantes sont obligatoires pour limiter la surface d'exposition :

Fingerprinting (concept)

Le Fingerprinting (empreinte numérique) est une technique de traçage sophistiquée qui ne repose pas sur les cookies. En interrogeant votre navigateur sur sa résolution d'écran, ses polices installées, sa version de moteur de rendu et ses composants matériels, un site peut générer un identifiant unique pour votre machine.

Même sans compte, un navigateur mal configuré identifie l’utilisateur. Pour contrer cela, la SGPI impose :

↑ Retour au sommaire

5. BLOQUEURS DE PUBLICITÉ

Pourquoi la pub est une attaque

Dans la doctrine SGPI, la publicité en ligne n'est pas perçue comme une nuisance commerciale, mais comme un vecteur d'infection actif. Le modèle des régies publicitaires repose sur l'exécution de code tiers non audité sur votre machine. Cette architecture est exploitée par des acteurs hostiles via le Malvertising (publicité malveillante).

Les menaces identifiées sont les suivantes :

Outil recommandé

La SGPI ne tolère qu'un seul standard de protection : uBlock Origin.

C'est le seul bloqueur de contenu efficace agissant comme un pare-feu réseau large spectre, offrant une consommation de ressources minimale et une transparence totale sur son fonctionnement.

Configuration

Une installation par défaut est insuffisante. Vous devez durcir l'outil :

Bloqueurs interdits

L'usage des outils suivants est strictement prohibé au sein de la structure :

↑ Retour au sommaire

6. GESTION DES SCRIPTS (JAVASCRIPT)

JavaScript = exécution distante

Dans le cadre de l'OPSEC SGPI, JavaScript doit être traité pour ce qu'il est réellement : un langage de programmation dont vous autorisez l'exécution sur votre processeur par un serveur distant. Accéder à un site avec JavaScript activé sans contrôle revient à exécuter un binaire inconnu sans aucune restriction.

Par le biais de scripts malveillants ou simplement intrusifs, un site peut :

Outils

La maîtrise de l'exécution de code est obligatoire. L'usage de NoScript est le standard au sein de la SGPI, mais les fonctions de blocage dynamique de scripts de uBlock Origin (en mode avancé) sont également acceptées pour les profils expérimentés.

Règles SGPI

La gestion des scripts ne doit pas être réactive, mais proactive. La structure impose les protocoles suivants :

Signal critique

La capacité d'un site à fonctionner sans une débauche de scripts est un indicateur de sa fiabilité. Si un site exige l’activation d’une multitude de scripts tiers ou de bibliothèques suspectes pour afficher du contenu textuel : abandon immédiat. L'exigence excessive de JavaScript est souvent le signe d'une infrastructure conçue pour le traçage agressif ou l'exploitation de vulnérabilités. Un membre de la SGPI sait faire le deuil d'une information si le coût en sécurité est trop élevé.

↑ Retour au sommaire

7. SCRIPTS UTILISATEURS (USERSCRIPTS)

Principe

L'utilisation de Userscripts (via des extensions type Tampermonkey ou Violentmonkey) est une pratique à double tranchant. Un userscript n'est pas une simple extension passive : c'est du code JavaScript injecté directement dans le contexte des pages que vous visitez, exécuté avec vos propres privilèges de session. Si un script est malveillant, il possède un accès total à ce que vous voyez, ce que vous saisissez et aux jetons d'authentification actifs de l'onglet concerné.

Usages légitimes

Au sein de la SGPI, le recours aux userscripts doit se limiter strictement à l'amélioration de l'hygiène de navigation et à la neutralisation des pièges visuels :

Règles SGPI

L'installation d'un script utilisateur est soumise à un audit individuel obligatoire. Vous êtes responsable du code que vous laissez tourner dans votre navigateur.

Interdictions

La quête de facilité est souvent le vecteur de la compromission. Sont formellement interdits :

↑ Retour au sommaire

8. EXTENSIONS DE BYPASS

Réalité terrain

Le recours aux extensions de "bypass" (contournement de liens, de compteurs de temps, de murs de paiement ou de restrictions géographiques) constitue l'un des vecteurs d'infection les plus répandus dans le milieu de l'exploration technique. Sous couvert d'une fonctionnalité utilitaire séduisante, une part massive de ces outils est en réalité malveillante par destination.

L'accès au code source de la page visitée et la capacité d'injecter du JavaScript permettent à ces extensions de capturer des identifiants, de détourner des sessions de navigation ou d'exfiltrer des historiques complets vers des serveurs distants.

Doctrine SGPI

La SGPI n'interdit pas l'usage de ces outils, mais elle en conditionne l'utilisation à un cadre de confinement strict. Le gain de temps ou l'accès à une ressource ne justifie jamais la mise en péril de votre environnement de travail.

↑ Retour au sommaire

9. TÉLÉCHARGEMENTS : PROTOCOLE SGPI

Avant

L'acquisition d'une ressource est la phase où l'utilisateur est le plus vulnérable à l'ingénierie sociale. L'anticipation est votre seule défense avant que le fichier ne soit sur votre disque.

Après

Une fois le fichier récupéré, il doit être traité comme un échantillon biologique hautement contagieux. Le transfert du navigateur vers le système de fichiers est une étape critique.

Principe clé

La gestion de l'espace de stockage est une question de sécurité opérationnelle. Un fichier inutile = un risque inutile. Ne conservez aucune ressource dont vous n'avez pas un usage immédiat et documenté. Chaque fichier dormant est une surface d'attaque potentielle qui pourrait être exploitée ultérieurement ou servir de base à une infection persistante.

↑ Retour au sommaire

10. TYPOLOGIE DES FICHIERS & RISQUES

L'analyse de la nature technique d'un fichier est le préalable à toute manipulation. Dans la doctrine SGPI, l'extension d'un fichier n'est pas une simple étiquette, mais l'indice d'une surface d'attaque spécifique. Chaque format possède ses propres vecteurs d'exploitation qu'il convient de neutraliser.

.exe, .msi — Niveau : Très élevé (Critique)

Il s’agit de binaires exécutables et de packages d'installation. Par définition, ces fichiers sont conçus pour modifier le système, écrire dans le registre et interagir avec le matériel.

.js, .bat, .vbs, .ps1 — Niveau : Hostile

Ces fichiers sont des scripts interprétés. Ils ne nécessitent pas de compilation et peuvent être lus en clair, mais leur puissance d'automatisation en fait des armes redoutables pour l'administration système comme pour l'attaque.

.zip, .rar, .7z — Niveau : Risque moyen (Vecteur de transport)

Les archives ne sont pas dangereuses par leur format, mais par ce qu'elles dissimulent. Elles sont le vecteur privilégié pour contourner les scans de sécurité périmétriques.

.iso, .img — Niveau : Risque élevé

Les images disques sont des répliques de supports physiques. Elles permettent d'embarquer des systèmes de fichiers complets et d'échapper à certains antivirus qui ne scannent pas en profondeur les conteneurs virtuels.

.pdf, .doc, .xls — Niveau : Exploits possibles

Ces formats de documents complexes supportent les macros et le JavaScript embarqué. Ils sont le vecteur numéro un du phishing ciblé et de l'espionnage industriel.

Médias (Images, Vidéos, Audio) — Niveau : Métadonnées / Payloads

Bien que souvent perçus comme inoffensifs, les fichiers multimédias sont des mines d'informations et des vecteurs de dissimulation (stéganographie).

↑ Retour au sommaire

11. PUBLICITÉS & SOCIAL ENGINEERING

Techniques courantes

Le Social Engineering (ingénierie sociale) appliqué à la navigation web consiste à manipuler psychologiquement l'utilisateur pour qu'il contourne lui-même ses propres barrières de sécurité. L'adversaire ne cherche pas à briser le système, mais à exploiter la réaction réflexe de l'opérateur face à une stimulation visuelle urgente ou familière.

Règle SGPI

La discipline mentale est votre rempart ultime. Au sein de la structure, nous appliquons une règle de tunnelisation stricte : Tu ne cliques que sur ce que tu es venu chercher.

Toute interaction qui dévie de votre objectif initial doit être ignorée. Si vous êtes venu chercher un document technique et qu'une fenêtre vous propose une mise à jour de navigateur, une alerte de sécurité ou une interface de vérification imprévue, considérez l'interaction comme compromise.

L'opérateur SGPI ne subit pas l'interface, il l'utilise. Si le chemin vers la ressource est obstrué par trop de leurres, on ne tente pas de les contourner un par un : on ferme l'onglet et on change de source. La persévérance dans un environnement saturé de pièges est la marque d'un amateur.

↑ Retour au sommaire

12. RÉSEAU & ISOLATION

L'étanchéité d'un environnement ne se limite pas à l'isolation logicielle ; elle doit impérativement s'étendre au flux de données. Le réseau est le système nerveux de votre machine : s'il n'est pas segmenté et filtré, il devient le pont par lequel un compromis en zone isolée remonte jusqu'à votre infrastructure réelle.

VPN (Virtual Private Network)

Le VPN est un outil de dissimulation d'identité réseau, pas un bouclier contre les menaces actives. Son usage est obligatoire mais ses limites doivent être comprises.

DNS (Domain Name System)

Le choix de vos serveurs DNS définit la qualité de votre filtrage en amont. Ne jamais utiliser les DNS par défaut de votre FAI, qui sont des outils de surveillance et de censure.

VM (Machine Virtuelle)

La virtualisation est le pilier de notre défense. Cependant, une VM mal configurée est une cellule dont la porte est restée entrouverte. L'isolation doit être hermétique.

↑ Retour au sommaire

13. MOBILE & PLATEFORMES ALTERNATIVES

Mobile = surface réduite, contrôle faible

L’utilisation d’un smartphone pour des activités d’exploration technique est une hérésie en termes d’OPSEC. Contrairement à un environnement PC où vous pouvez isoler les processus et auditer les flux, le système d'exploitation mobile (Android ou iOS) est une boîte noire conçue pour la collecte de données. La surface d'affichage réduite empêche une vérification efficace des URL (URL masquées) et la détection des éléments d'interface trompeurs (superpositions).

APK tiers = danger élevé

Sur Android, l'installation de fichiers APK provenant de sources externes est le vecteur d'infection le plus direct.

Doctrine SGPI

La rigueur de la structure impose une limite claire à la mobilité. La navigation à risque est formellement déconseillée sur mobile. Le smartphone doit rester un outil de communication d'appoint, sécurisé par des applications de messagerie chiffrée, mais il ne doit jamais servir de laboratoire. Si vous devez impérativement manipuler une ressource sur mobile, cela doit se faire sur un appareil dédié, "nu" (sans carte SIM, sans compte personnel synchronisé), réinitialisé après chaque usage, et de préférence sous une ROM durcie (type GrapheneOS).

↑ Retour au sommaire

14. GESTION DES MOTS DE PASSE

Un service = un mot de passe

La réutilisation d'un mot de passe est la cause numéro un des compromissions en chaîne. Dans la doctrine SGPI, l'unicité est une règle absolue : chaque accès, chaque compte de test et chaque identité temporaire doit posséder ses propres identifiants. Si un service est compromis, l'impact doit être nul sur le reste de votre infrastructure.

Génération automatique

Le cerveau humain est incapable de produire une entropie suffisante. Vous ne devez jamais "inventer" un mot de passe.

Jamais mémorisé “temporairement”

La notion de mémorisation temporaire par le navigateur ou par l'esprit est un piège.

L'oubli volontaire est une mesure de sécurité : si vous n'avez plus besoin du compte, le mot de passe doit disparaître avec lui.

↑ Retour au sommaire

15. SAUVEGARDES & REPRISE

Sauvegarder

La continuité opérationnelle de la SGPI repose sur la capacité à retrouver un environnement de travail fonctionnel en un temps record. La sauvegarde ne doit concerner que des éléments dont l'intégrité est garantie.

Ne jamais sauvegarder

La sauvegarde peut devenir un vecteur de persistance pour un attaquant si elle est effectuée au mauvais moment.

VM (Virtual Machines)

La virtualisation offre l'outil de reprise le plus puissant : le Snapshot.

↑ Retour au sommaire

16. DÉTECTION DE COMPROMISSION

Signaux

L'instinct de l'opérateur et l'observation technique sont les premières lignes de défense. Une machine compromise présente souvent des micro-comportements anormaux qui doivent être traités comme des alertes critiques :

Réflexe

La curiosité est ici votre pire ennemie. Si un doute s'installe, le protocole de réaction est immédiat :

En cas de doute, la compromission est considérée comme avérée.

↑ Retour au sommaire

17. RÉPONSE À INCIDENT SGPI

Isolation immédiate

Dès la détection d'une anomalie ou d'un comportement suspect, la première action est la rupture physique ou logique des flux.

Arrêt des interactions

Ne tentez pas de communiquer avec l'attaquant, de fermer les fenêtres de discussion suspectes ou de remplir des formulaires de "récupération".

Suppression ou rollback

La remédiation par le nettoyage manuel est proscrite car jugée peu fiable.

Signalement si impact collectif

La sécurité de la SGPI est solidaire. Un incident isolé peut être le signe d'une campagne ciblant plusieurs membres.

↑ Retour au sommaire

18. ERREURS FRÉQUENTES

L'expérience montre que la compromission n'est pas une fatalité technique, mais presque toujours la conséquence d'un relâchement comportemental. Voici les déviances les plus critiques observées au sein de la SGPI :

Excès de confiance

C’est le piège le plus insidieux. Croire que parce que l'on maîtrise ses outils ou que l'on n'a pas été infecté depuis longtemps, on peut baisser la garde.

Accumulation d’extensions

Installer des dizaines d'outils de protection, de bypass ou d'utilitaires sous prétexte de sécurité.

“Juste cette fois”

C'est l'erreur la plus commune : effectuer une manipulation risquée sur son système principal par paresse (ne pas vouloir lancer la VM, ne pas vouloir changer de profil).

Mélange identités

Ouvrir un compte personnel (Gmail, Discord, Banque) dans un onglet alors qu'une session de recherche SGPI est active dans un autre.

↑ Retour au sommaire

19. DOCTRINE FINALE SGPI

La sécurité est une discipline

L'OPSEC n'est pas une liste de courses ou un réglage logiciel que l'on configure une fois pour toutes. C'est une discipline mentale constante. Elle exige de la rigueur, de la répétition et une vigilance de chaque instant. La sécurité s'entretient comme une compétence technique : elle s'érode dès que l'on cesse de l'exercer.

Le confort est secondaire

L'efficacité opérationnelle et la protection des données priment systématiquement sur l'ergonomie. Un processus long, fastidieux ou complexe (lancement de VM, isolation réseau, audits de scripts) est souvent le signe qu'il est sécurisé. Le confort est le terreau de la complaisance, et la complaisance est la porte d'entrée de l'adversaire.

Une erreur individuelle peut impacter tout le groupe

Au sein de la SGPI, l'anonymat et la sécurité sont collectifs. Une fuite de données, une corrélation d'identité ou une infection sur un poste de travail peut compromettre les sources, les méthodes et l'intégrité de l'ensemble de la structure. Vous êtes le garant de la sécurité de vos pairs autant que de la vôtre.

Si tu hésites → tu jettes

C'est la règle d'or qui prévaut sur toutes les autres. Le doute est un signal d'alarme suffisant.

Dans l'incertitude, le renoncement n'est pas un échec, c'est une preuve de professionnalisme. On ne parie jamais sur la sécurité.

↑ Retour au sommaire

20. ÉVOLUTION DU GUIDE

Ce guide est vivant

La sécurité n'est pas un état figé, mais un processus dynamique. Ce document ne doit pas être considéré comme une vérité immuable, mais comme une base de travail à l'instant $t$. Chaque membre de la SGPI a la responsabilité de contribuer à l'actualisation de nos protocoles en partageant ses observations et ses découvertes techniques.

Les menaces évoluent

L'adversaire adapte ses méthodes en permanence : nouvelles failles 0-day, techniques de fingerprinting plus agressives, ou méthodes d'ingénierie sociale plus fines.

Les règles aussi

Si un outil recommandé (comme un navigateur ou une extension) change de politique de confidentialité ou présente une vulnérabilité structurelle, il sera immédiatement retiré de la doctrine. La loyauté de la SGPI va à la sécurité, pas aux outils.

↑ Retour au sommaire

21. ANNEXES

Cette section regroupe les outils pratiques pour une application immédiate de la doctrine sur le terrain.


Checklist rapide (Avant chaque session)

Loadout navigateur SGPI

Pour une étanchéité maximale, voici la pile logicielle recommandée :

  1. Navigateur : Firefox (Hardened) ou Brave.
  2. Bloqueur : uBlock Origin (Mode avancé).
  3. Contrôle de scripts : NoScript.
  4. Nettoyage : Cookie AutoDelete (ou paramétrage natif "Supprimer à la fermeture").
  5. Conteneurs : Firefox Multi-Account Containers (pour isoler les onglets entre eux).

Configs types (about:config - extraits critiques)

Glossaire

↑ Retour au sommaire

Ressources

Liste de ressources ou liens utiles :

FAQ / Notes

Réponses aux questions fréquentes ou remarques importantes sur le contenu présenté.